Il ne reste que moi

Etrange

A ma fenêtre

Pour souvenir

Au ciel

Que le soleil

Vivait...

FA Ruolz (Extrait de Brûlot)

Guerres

Les larmes ont su verser leurs parfums incolores,
les jungles débroussailler les haines des aurores,
le temps inscrit alors des étoiles d'à Dieu,
car l'homme a façonné sa chute vers l'adieu.

Villages asiles... des peurs aux ventres.
Sangs grimaces de rires des fugues en errances,
Sarments d'enfances désintégrées,
La guerre vient de danser !

La guerre portait le masque des passés de nos pères
Guerres qui se devaient au nom de la guerre !
Une semaine... nuit,
Une saison... misère,
Une éternité... colère.

Visage sourire
Mémoire haine,
Israël mon peuple d'agonie surhumaine
Palestine mon peuple d'agonie surhumaine
Mali mon peuple d'agonie surhumaine
Syrie mon peuple d'agonie surhumaine
Ouganda mon peuple d'agonie surhumaine
Vous tous mon peuple d'agonie surhumaine
Toi, chaque humain, mon peuple d'agonie surhumaine
Colombe regard, grave des cris sur le brouillard !

Et le cœur à genoux, Dieu tend toujours la main !

FA Ruolz (Extrait de Brûlot)

Chemin de Pâques

Serment au vent impétueux qui se veut une femme,
s’enroule à son âme, s’enfièvre à ses parfums.

Lèvre guerre du poète le souffle miroite à la cour.

Allons épouser l’or bienheureux des prières.
Affamé de tes ailes le temps s’arrête là !

Dieu m’a donné des mots pour y danser de silence.

France-Anne Ruolz

 A Ph. M.

Puisque demain existera

Aux grisailles des nuits
Aux plus tard des hivers
Refuse ton regard

Aux versants des automnes
Aux désormais de l’avenir
Offre ton visage

Dans le pluriel des attentes
Dans l’extase d’inhabitudes
Baigne ton aube

Poète, ose être toi !

 FA Ruolz (extrait de Poèmes enfouis)